🇨🇭 Suisse neutre, mais pas naïve

La Suisse, toujours neutre… mais avec un gilet pare-balles, au cas où.

Archive Helvetica du 11 mars 2025

Bonjour,

La neutralité suisse, c’est un peu comme un buffet à volonté : on prend ce qui nous arrange et on laisse le reste. Pas de guerre, pas d’ennemis, mais des banques bien remplies et une armée de milice qui s’entraîne deux week-ends par an entre un brunch et une raclette. Ça marche depuis 1815. Enfin, ça marchait.

Parce que le problème, c’est que le monde d’aujourd’hui ressemble de moins en moins à une pub pour Ricola et de plus en plus à un épisode de Game of Thrones : alliances qui se font et se défont, trahisons en série et voisins qui testent la solidité des frontières comme on secoue une vieille étagère Ikea. Alors, rester tranquillement assis en espérant que ça passe ? Mouais. L’Histoire a montré que ça marche jusqu’au jour où ça ne marche plus.

D’où l’idée d’un petit lifting sécuritaire. La Suisse n’a pas besoin de devenir une puissance militaire, mais elle peut au moins éviter de passer pour le club Med du renseignement. Plus de cyberdéfense, plus de coopération avec l’OTAN (sans aller jusqu’à se tatouer "Article 5" sur le bras), et un peu moins de naïveté face aux États qui testent les limites du “neutre, mais pas dupe.” Parce qu’au bout d’un moment, rester en dehors du conflit, ça ne suffit plus. Il faut aussi être capable de ne pas se faire avaler en route.

Bonne semaine !

M. Hantale

Bonne semaine ! M. Hantale 🧀
🇨🇭 Suisse neutre, mais pas naïve

La newsletter De la Suisse dans les idées.

Gratuit · zéro spam · désinscription en un clic